Affichage des articles dont le libellé est danse classique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est danse classique. Afficher tous les articles

samedi 16 février 2008

Suite en blanc/ L'arlésienne/ Le Boléro

Jeudi soir nous sommes allés voir le ballet de l'opéra de Paris. Trois pièces aussi fabuleuses les unes que les autres....
ça comence avec la "Suite en blanc" de Serge Lifar. Des tutus, des pas de deux, des sauts élastiques... une véritable parade technique, dédiée à la pureté de la danse, une succession de belles visions apparentées au style néo-classique. Je retrouve la magie des ballets classiques...
On continue avec "l'Arlésienne" de Roland Petit. L'Arlesienne, c'est à la base une nouvelle d'Alphonse Daudet, dont il a semble t-il fait ensuite une oeuvre en trois actes. Bon, je ne connaissait pas l'histoire (bah, inculte), j'avais lu la trame dans le programme, mais finalement le ballet était tellement théâtrale que j'ai tout compris... des petits pas beaucoup plus originaux que la pièce précédente, tout en restant bien classique, des jeux en chaîne, des costumes plus vifs. Et une époustouflante préstation de Manuel legris (danseur étoile) dans le rôle de Frederi.
Enfin, le Boléro, de Maurice Béjar sur la musique on ne peut plus connue de Ravel. Une "mélodie" s'enroule inlassablement sur elle même, en entrainant de plus en plus de danseurs avec elle... A l'origine, Béjar avait voulu représenter une scène qui l'avait marquée en Grèce, celle d'une gitane dansant sur une table, suscitant l'ivresse sensuelle d'une assemblée masculine. Puis en 79, il a inversé les rôles, en donnant à Jorge Donn le rôle de la "mélodie" et en l'entourant d'une assemblée de femmes. La même année, une troisième version (celle que nous avons eue) est proposée, exclusivement masculine.
La "mélodie" (le rôle principal) était ici interpétée par Nicolas le riche, autre étoile du ballet de l'opéra de Paris. Cette troisième piece, bien que plus courte, n'en était pas moins littéralement envoutante...

Nous sommes ressortis sur un petit nuage, dans un rêve... Ces images de danseurs parfaits aux capacités physiques impressionnantes, ces petits pas de danseuses sur leurs pointes, ces tout petits bruits après des sauts majestueux qui font penser qu'ils s'envolent, ces danseurs... Bref, une soirée féérique et magnifique.

vendredi 8 février 2008

Orphée et Eurydice - Pina Bausch / Christoph Willibald Gluck

Hier soir nous étions à l'Opéra Garnier pour voir un "opéra-danse". Nous n'y étions encore jamais allés... Bon, l'opéra était écrit en Allemand, nous n'avions pas de sous-titrages, il nous a fallut pas mal d'imagination pour arriver à suivre l'histoire, même si on la connaissait...
Un Opéra danse, c'est un opéra, et une danse...mis en parallèles, tout simplement. Donc sur scène les danseurs du ballais de l'opéra de Paris, juste en dessous l'orchestre, et avec eux les choristes. Sur scène ils y avait également trois chanteuses qui accompagnaient les personnages (pour donner "voix" à leur danse...)

Orphée, musicien enchanteur (dansé par un homme superbe, et chanté par une alto impressionnante - qui était sur scène en parallèle), cherche à aller rechercher sa femme Euridice aux enfer, après qu'elle a été mordue par un serpent (Euridice est elle aussi chantée par une soprano sur scène). Orphée charme Cerbère le chien à trois têtes (trois hommes qui dansent parallèlement) pour entrer au royaume des enfers. Là il approche le dieux Hadès et le convint de le laisser partir avec Euridice. La condition posée par ce dernier est qu'Orphée ne se retourne pas avant qu'ils n'aient rejoint, lui et Euridice, le royaume des vivants. Mais au moment de sortir des enfers, Orphée, inquiet, ne peut s'empêcher se se retourner vers Euridice, qui disparaît définitivement.

C'était très sympa. Avant l'entracte, trois scènes : on a déduit que c'était d'abord la mort d'Euridice, ensuite l'arrivée d'Orphée aux portes de l'enfer où il rencontre le chien Cerbère, et ensuite l'arrivée dans les enfers où Orphée voit Euridice et tous les morts (un ballet de femmes en tutu blanc, pas trop effrayant comme enfer si c 'est bien ça !!!). Entre chacune des scènes une petite pause pendant laquelle il y a un changement de décors (les lumières se rallument...). Un entracte, et après le retour des enfers et la fin d'Euridice... Enfin, il me semble que Orphée meurt aussi, dans le spectacle. Et puis après j'ai réalisé qu'il y avait deux femmes différentes (deux Euridices ? ou un personnage que je ne connaîtrait pas du mythe ?)?.
Bon, l'histoire reste un peu floue tout de même. Mais c'était un très beau ballet, et nous avons passé une très chouette soirée.