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lundi 13 octobre 2008

GERSHWIN, compagnie Montalvo

Jeudi dernier, second spectacle de la saison qui, ça y est, redémarre.
Danse donc, la même compagnie que le spectacle d'y a deux ans "On Danfe" et l'an dernier "Rameau". Le même genre, un immense écran au fond sur lequel sont projetés des films incongrus, là beaucoup de gens dans l'eau, tout habillés, nus, qui dansent sous l'eau ou qui nagent... Et d'autres films plus ou moins surprenants (l'an dernier ils sautaient beaucoup sur des nuages).
Devant sur la scène des danseurs de tous les genres, de la danseuse classique ou rappeur et au gars-élastique (comment appelle-t-on ces gens qui bougent leurs corps en faisant des ondulations telles qu'on les croirait élastiques ?), en passant par la chanteuse d'Opéra qui sur des pointes fait la gamme en gargarismes...
Finalement, ben c'est super, très surprenant (encore que ça l'est moins après deux spectacles déjà vus du même style) mais... un peu épuisant à regarder, on ne sait plus où donner de la tête, et on a vraiment l'impression de louper beaucoup de choses.
Un moment agréable tout de même. C'est sûr, on commence à devenir difficile...

vendredi 7 décembre 2007

Via katlehong danse

C'est un groupe de danse qu'on avait vu l'an dernier et qui m'avait beaucoup plu. 9 danseurs africains qui sautaient partout, faisaient la musique de leurs danse en dansant, en tapant sur leurs bottes ou en claquant des talons... je les avais trouvés géniaux. Hier soir donc, nouveau spectacle de cette même troupe. Deux petites mises en scènes par 2 chorégraphes différents. C'était moins bien que ce que j'attendais... le premier m'a limite endormie, mais contenait quand même plein de petits jeux rigolos. Le second était complètement décousu, loufoque et drôle, un peu trop incongru même parfois (les danseurs déguisés en canards qui se regardent eux même sur un film...). C'était un moment agréable, mais il y avait trop peu de danse, en fait. C'est justement pour leur prouesses que j'avais été séduite, là j'ai été un peu déçue...

mardi 4 décembre 2007

Preljocaj, Roméo et Juliette

Vendredi soir nous sommes allés voir ce superbe ballet : Roméo et Juliette, dans un décors de Billal, choregraphié par Angelin Preljocaj... un délice. L'ensemble sur la musique envoûtante de serge Prokivief "Roméo et Juliette".
Bon, je n'ai pas tout retrouvé de mes souvenirs de l'histoire (mais qui est mort là ? c'est qui ceux là ?) parce que bon, l'histoire du "poison" c'est un drap rouge dans lequel s'enveloppent les gens, hum, pas clair... et puis il y a beaucoup de gens en noir sans qu'on sache vraiment s'ils appartiennent à un clan ou s'ils sont neutres (comme le sorcier)... Mais bon, malgré ces quelques incompréhensions, le spectacle était magnifique. Un moment très agréable pour finir la semaine,

vendredi 16 novembre 2007

Sombrero (Decouflé)

Hier soir, nous devions allez voir ce spectacle, "sombrero" de Decouflé. Decouflé, c'est un chorégraphe qui fait des spectacle dont j'ai gardé des souvenirs absolument extraordinaires. Des mises en scène qui m'ont toujours époustouflées, aussi bien par la musique que par les costumes ou bien sûr, par la danse.
Et voilà, on avait les places, mais évidemment le spectacle était à Créteil, et en ces temps difficiles de GREVE, nous n'avions pas de metro pour y aller. Tournage de cervelle en 4, mise en place de divers possibilités... Je découvre que la ligne C propose 3 trains par heure, bon, nous irons donc à Choisy le roi pour que mami nous conduise...(grand merci à eux d'ailleurs !!!) Donc je suis partie de l'appart 2h30 avant le spectacle, histoire de marcher jusqu'au RER dont j'avais pris les horaires. Seb a bidouillé un trajet passant par la 14 (avec pas mal de marche à pattes également) et finalement on a réussi à être à 20h30 à Créteil !! ET on a pas été déçus, loin de là, de s'être un peu pris la tête pour y aller... (et pour en revenir d'ailleurs...)mais passons, nous y avons été, c'est le principal !!

"Toute vraisemblance entre ce texte et notre spectacle serait purement fortuite, accidentelle, voire intentionnelle.

Au départ, au début du commencement : un soupçon, juste l'ombre d'un soupçon.
Il fait chaud. Des bruits d'éperons se font entendre sourdement. La porte du saloon
bat son plein. Le sombre héros surgit de la nuit. Il tire plus vite que son ombre.
Hombre, quel est ton nombre ? Quel est le nombre des ombres ?
Il y a les ombres premiers ou décimaux. Il y a les ombres chinoises, les ombres sombres, les ombres lumineuses. Les ombres portées, les ombres îles du monde. Les ombres d'un doute...
Je suis comme mon ombre, partout où je vais elle est là, partout où elle va je suis là ; je ne suis que l'ombre de moi-même ; un corps c'est toujours avec son ombre, un corps sait qu'une ombre n'est pas un corset.
Tout un chacun a une ombre, toute ombre a un chacun. Que font nos ombres lorsque nous avons le dos tourné ? Ombres, où êtes-vous la nuit ?
Mais au fait, on dit un ombre ou une ombre ? Il ou elle ? Mon ombre : il, ou mon
ombre : elle ?"

Voilà, c'est l'avant goût que nous avons eu en entrant dans la salle... Avant que le spectacle ne commence.
Des jeux d'ombres sous toutes les formes. Des jeux avec des "vraies" ombres, à savoir des personnes peintes en noir dansant derrière des autres danseurs blancs, mais aussi des jeux de lumières propices à créer des ombres curieuses, sur des sols pas forcément horizontaux histoire d'accentuer les effets... derrière des paravents transparents, complétées par des films à retardement, et mis en scène avec des lumières impressionnantes... le tout avec des musiques variées et entraînantes, bref, un vrai régal.





vendredi 21 septembre 2007

Projet de la matère, Odile DUBOC

ça y est, nous débutons la saison des spectacles à la maison des arts et de la culture.
Hier soir, le thème était à la danse. Deux spectacles coup sur coup, le premier assez court, le deuxième plus conséquent. Le premier m'a fortement déçue.. en fait, je n'ai rien compris; intitulée "5 easy pieces", des danseurs tout à fait communs se succédaient sur une scène sans réaliser quoi que ce soit de beau ou de surprenant, bref, gros bof... je n'ai pas compris, ce qui n'est pas grave quand je trouve le spectacle beau, mais ça n'était pas le cas.

Le second en revanche avait de quoi surprendre. Une ambiance paisible et apaisante sur un plateau déguisé en sorte de plage. Des coussins d'air énormes (on est partant pour en avoir des tout pareils dans le salon !!) sur lesquels se jettent les danseurs pour prendre de drôles de positions (genre y mettre la tête, ou les bras, que donc on ne voit plus). On entend des bruits d'eau, de vent, de sable qui glisse... et des sons parfois inidentifiables. Les danseurs (et cette fois ci ils sont impressionnants !!) sont initialement dans des poses incroyables, à la verticales ou les pieds en l'air, bougeant si peu qu'on les aurait jurés inhumains. Et puis petit à petit ils se glissent, se faufilent sur la scène, se roulent comme des galets ou des grain de sables emportés par le vent. Leurs gestes sont lents et c'est assez impressionnant de les voir se contorsionner ainsi.
Bon, lent est tout de même le maître mot de ce spectacle. On est ressortis contents, mais ... c'était un peu "mou" (bien que très tonique...).

samedi 2 juin 2007

On danfe

"ON DANƒE"

Un spectacle de José Montalvo et Dominique Hervieu
Création 2005

Oliver Bellamy
Paru dans « Le journal de Chaillot n°5 », décembre 2004.

On danfe, danfons, comme "dans le fond" ou "double fond"
Le titre du spectacle, On danfe (avec ce "s" stylisé du XVIIIe siècle qui ressemble à un f), nous renvoie à la partition. C’est Rameau lui-même qui, au moment d’introduire ses nombreux passages dansés à grand renfort de gavottes, de passe-pieds ou de gigues, inscrit le délicieux " danfons " après ses chœurs et ses ariettes. Un mot qui sonne comme " dans le fond " car la danse chez Rameau est plus un moment de vérité théâtrale qu’un divertissement intercalaire. Un mot qui sonne aussi comme " double-fond " car la vérité n’y est pas visible du premier coup d’œil. Le jeu des transformations et des métamorphoses embrouille pour mieux révéler.
Théâtre dans le théâtre, le spectacle des spectacles trouve ici merveilleusement sa place, et devient un art de répondre à l’envahissement du semblant par un semblant plus élaboré, plus élégant, de combattre l’illusion en déployant à l’excès les moyens même de l’illusion.
Délire d’images et de mouvements : « Dans ce nouveau spectacle, on tente d’aller encore plus loin dans l’exubérance. Cette extravagance traduit, avec des moyens d’aujourd’hui et notre sensibilité contemporaine, une certaine philosophie du plaisir que nous aimons lire dans le XVIIIe siècle », affirment-ils. « Nous tenterons dans une jubilation d’écriture et de rêve, de pousser à bout l’esprit "ramiste" dans la loufoquerie, la surabondance, l’illusion. »


Un spectacle époutoufflant, drôle et beau, sur une musique de Vivaldi évidemment. Les danseurs, de tous les niveaux et de tous les types, dansent sur un fond d'images lofoques et inattendues qui défilent, jouent avec les sons et les images, parlent et expliquent ce qu'est la "danfe", pour eux. Chacun le mime à sa façon, chacun l'explique et c'est très vrai.
C'est un spectacle que j'ai trouvé tellement génial que je suis retourné le voir l'année d'après pour emmener Sébastien. A voir absolument si ça passe près de chez vous !!!