lundi 16 février 2009

L'adversaire, Emmanuel Carrère

:):)
Livre déjà lu il y a un certain temps, réemprunté récemment à ma bibliothèque du boulot. Histoire toujours aussi... retournante....

« Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L’enquête a révélé qu’il n’était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu’il n’était rien d’autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d’être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Je suis entré en relation avec lui, j’ai assisté à son procès. J’ai essayé de raconter précisément, jour après jour, cette vie de solitude, d’imposture et d’absence. D’imaginer ce qui tournait dans sa tête au long des heures vides, sans projet ni témoin, qu’il était supposé passer à son travail et passait en réalité sur des parkings d’autoroute ou dans les forêts du Jura. De comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m’a touché de si près et touche, je crois, chacun d’entre nous. »

La vie en sourdine, David Lodge


:):):)

" Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien.
Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'Outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs..."

vendredi 9 janvier 2009

Bonne année à tous !!!


Voilà qui ne m'avance guère dans mon retard de post... d'ici peu je m'y remets en attendant ce post pour vous présenter Gally, dont je vais souvent voir le blog BD, et de qui je possède une superbe BD.
Bises à tous

vendredi 19 décembre 2008

La porte des enfers (Laurent Gaudé)

:) :(
"Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être.
Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s'enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville. Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers.
Et qui prétend qu'on peut y descendre. Ceux qui meurent emmènent dans l'Au-Delà un peu de notre vie, et nous désespérons de la recouvrer, tant pour eux-mêmes que pour apaiser notre douleur. C'est dans la conscience de tous les deuils - les siens, les nôtres - que Laurent Gaudé oppose à la mort un des mythes les plus forts de l'histoire de l'humanité."

Moi qui suis une fan de Laurent Gaudé...Le style est bien là, mais l'histoire ne tient pas debout... Du coup, peut être parce que j'attendais un roman vraisemblable, j'ai été assez déçue. A peine une touche d'espoir et de positivité sur la dernière phrase dans un roman sombre et noir... Déception, donc.

lundi 15 décembre 2008

Burn after Reading


Le dernier film des frères Cohen, vu à Annecy samedi soir.
Bof bof bof...
Un film avec quelques bons moments, mais quand même un peu... pathétique. Des personnages tous aussi stupides les uns que les autres à leur manière, tous aussi malheureux et mal dans leur peau (là encore de différente manière, certes), qui à partir de rien arrivent à se mettre dans des situations complètement abracadabrantes et fort peu vraisemblables. Enfin bon, certains passages sont drôles, mais globalement on été assez déçus.

"Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox.
Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet.
Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes..."

Mes amis, Mes amours (Marc Lévy)

"Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s'installant sous un même toit, ils s'imposent deux règles impossibles : pas de baby-sitter et aucune présence féminine dans la maison. Dans le "village français", au coeur de Londres, une histoire d'amitié, des histoires d'amour, les destins croisés des personnages d'une comédie drôle et tendre. "

J'avais emprunté les deux pavés de cet auteur du même coup à la bibliothèque (en même temps que 6 autres bouquins, j'ai de quoi tenir jusqu'au début du mois de janvier à mon retour de congé du CMPP !!!), du coup voilà. De celui là est sorti un film il me semble d'après l'histoire, mais je ne l'avais pas vu...
Un moment simple, pas trop de remue méninges, pas de prise de tête, un peu plom plom quand même... ça va une fois de temps en temps mais là deux coup sur coup je ne sais pas trop si c'était une bonne idée.


lundi 8 décembre 2008

Stella

Il ne passait plus dans beaucoup de salle, ce film que j'avais envie de voir depuis 15jours. Nous avons donc été découvrir le MK2 quaie de Loire, dimanche, après une jolie balade dans le 10eme arrondissement.
Une histoire touchante, des acteurs justes, mais un film un peu mou tout de même... Beaucoup de choses attendues finalement, dont on se doute dès les premiers instants. Et puis un état d'esprit des années 70 qui, à mon avis, ne fait echo que dans la tête de personnes de cette génération.... Par exemple, quels jeunes aujourd'hui, scolarisés en 6eme, pensent encore que le collège est une CHANCE pour eux ??? Moi qui en cottoie beaucoup, vraiment, je peux sans hésiter affirmer que très très peu de pré-ado ont ce genre de pensées...
Mais à part ça un bon moment malgré tout, dans un cinéma très chouette.